mardi 21 septembre 2021

Mercredi de la 25ème semaine du Temps ordinaire


Envoyés en mission



Évangile de Jésus Christ selon saint Luc 9, 1-6
En ce temps-là,
    Jésus rassembla les Douze ;
il leur donna pouvoir et autorité sur tous les démons,
et de même pour faire des guérisons ;
    il les envoya proclamer le règne de Dieu
et guérir les malades.
    Il leur dit :
« Ne prenez rien pour la route,
ni bâton, ni sac, ni pain, ni argent ;
n’ayez pas chacun une tunique de rechange.
    Quand vous serez reçus dans une maison,
restez-y ; c’est de là que vous repartirez.
    Et si les gens ne vous accueillent pas,
sortez de la ville et secouez la poussière de vos pieds :
ce sera un témoignage contre eux. »
    Ils partirent
et ils allaient de village en village,
annonçant la Bonne Nouvelle
et faisant partout des guérisons. © AELF

Méditation
Jésus a appelé les Douze pour être ses disciples. Aujourd'hui, ils deviennent apôtres car ils sont envoyés en mission. Ce qui leur est demandé ce n'est pas de travailler POUR le Seigneur mais de faire le travail DU Seigneur. C'est son projet et non le leur. Ils sont envoyés en son nom. Pour cette mission, ils ne doivent pas s'encombrer de grands moyens : Leur seul bagage, c'est la foi. À travers eux, c'est lui qui agit.

Jésus est venu annoncer la Parole de Dieu. Il a guéri les malades, chassé des démons. Il n'a jamais cessé de chercher ceux qui étaient perdus. Mais il a besoin de nos mains, de nos yeux, de nos pieds et surtout de notre cœur pour remplir cette mission. À travers nos paroles et nos actes c'est lui qui agit. L'un ne va pas sans l'autre.

Les apôtres sont donc partis. Ils ont annoncé la bonne nouvelle ; ils ont fait des guérisons. D'autres ont pris le relai. À leur suite, nous sommes envoyés pour être des messagers de l'Évangile et des porteurs d'espérance à tous ceux qui en manquent.



lundi 20 septembre 2021

Saint Matthieu (21 septembre)


21 septembre

Saint Matthieu




Évangile de Jésus-Christ selon saint Matthieu (9, 9-13)
En ce temps-là, Jésus vit, en passant, un homme, du nom de Matthieu, assis à son bureau de collecteur d’impôt. Il lui dit : « Suis-moi. » L’homme se leva et le suivit.      
Comme Jésus était à table à la maison, voici que beaucoup de publicains (c’est-à-dire des collecteurs d’impôts) et beaucoup de pécheurs vinrent prendre place avec lui et ses disciples. Voyant cela, les pharisiens disaient à ses disciples : « Pourquoi votre maître mange-t-il avec les publicains et les pécheurs ? » Jésus, qui avait entendu, déclara : "Ce ne sont pas les gens bien portants qui ont besoin du médecin, mais les malades. Allez apprendre ce que signifie : Je veux la miséricorde, non le sacrifice. En effet, je ne suis pas venu appeler des justes, mais des pécheurs."
©AELF

 Méditation
Pour mieux comprendre cet évangile, nous devons nous rappeler la situation de l’époque : Le pays d’Israël est occupé et contrôlé par une armée étrangère. Les soldats sont très durs avec la population. Les gens sont obligés de payer des impôts très lourds à l’occupant Romain. Ce sont les publicains qui sont chargés de cette collecte. Ces hommes, choisis dans la population locale, sont détestés de tous car ils trahissent leur pays. Matthieu est l’un de ces odieux percepteurs qui s'enrichit en escroquant les plus pauvres.

Or voilà que c’est lui que Jésus a repéré et c’est à lui qu’il va faire appel pour une grande mission. Pour lui, ce qui compte, ce n’est pas le passé de cet homme mais ce qu’il peut devenir. Dans ses paroles, il n’y a aucun reproche ; simplement deux mots : « suis-moi ! » Et sans hésiter Matthieu laisse tout pour suivre Jésus. Bien plus, il donne un grand festin en son honneur et il y invite tous ses amis commerçants dont l’honnêteté est plus que douteuse. Tous ces gens qui sont en permanence au contact des païens sont considérés comme des impurs au regard de la loi juive. Tous sont là, heureux de participer au dîner donné par Matthieu.

Cette rumeur arrive jusqu’aux pharisiens. Ces derniers sont scandalisés de voir que Jésus et ses disciples participent à cette grande orgie avec les publicains. Manger à la table de quelqu’un, partager la nourriture avec lui, c’est quelque chose que l’on ne fait qu’avec les vrais amis. C’est une marque de convivialité et de fraternité. Jésus affirme venir de la part de Dieu ; normalement, il aurait dû se détourner des pécheurs. C’est dans la loi de Moïse. Personne n’est sensé l’ignorer. Les pharisiens n’osent pas le dire directement à Jésus ; mais ils font ce rappel à l’ordre aux disciples.

La réponse de Jésus nous apporte une lumière nouvelle : « Ce ne sont pas les bien portants qui ont besoin du médecin mais les malades… Je ne suis pas venu appeler les justes mais les pécheurs. » Le Christ n’est pas venu pour étonner, choquer ou provoquer. Il ne cherche pas à faire grincer des dents ceux qui sont bien installés dans leur bonne conscience ou leur embourgeoisement.

Oui, Jésus est venu d’abord pour les pécheurs.
À la limite, il n’a pas de temps à perdre avec les justes car ils ont moins besoin de ses services. C’est vrai qu’il serait plus gratifiant d’aller chez les bons pratiquants… Mais il n’est pas venu distribuer des bons points à ceux qui aiment Dieu ni dorloter les bons pratiquants. Pour lui, la grande urgence c’est ceux qui ont besoin d’être sauvés.

 « Je suis venu chercher et sauver ce qui était perdu ! » C’est une parole que nous devrions nous répéter pour nous en imprégner tous les jours un peu plus. C’est un appel à changer notre regard sur Dieu et sur tous ceux qui nous entourent, un appel à avoir sur les autres le même regard que Dieu lui-même, un regard aimant et accueillant. Il est si facile de juger et de condamner autrui. Mais n’oublions pas que nous sommes pécheurs à part entière. Dieu ne nous juge pas. Il ne nous condamne pas. Ce qu’il veut c’est l’amour et non le sacrifice. Il veut une Église ouverte à tous, y compris aux publicains. Avec lui, un nouveau départ est toujours possible.



dimanche 22 septembre 2019

Lundi de la 25ème semaine du Temps ordinaire




UNE GRANDE LUMIÈRE 






Évangile de Jésus Christ selon saint Luc 8, 16-18
En ce temps-là,
Jésus disait aux foules :
    « Personne, après avoir allumé une lampe,
ne la couvre d’un vase
ou ne la met sous le lit ;
on la met sur le lampadaire
pour que ceux qui entrent voient la lumière.
    Car rien n’est caché
qui ne doive paraître au grand jour ;
rien n’est secret
qui ne doive être connu
et venir au grand jour.
    Faites attention à la manière dont vous écoutez.
Car à celui qui a,
on donnera ;
et à celui qui n’a pas,
même ce qu’il croit avoir sera enlevé. »
© AELF


Méditation
C'est évident, une lampe c'est fait pour éclairer ceux qui sont dans l'obscurité. Quand il commence à faire sombre dans notre maison, notre premier réflexe c'est d'appuyer sur le bouton pour avoir la lumière. J'ai le souvenir de la première fois où, dans ma famille, nous avons eu l'électricité : c'était quelque chose d'extraordinaire.

Jésus se présente à nous comme "la Lumière du monde". Celui qui le suit "ne marche pas dans les ténèbres". Les paroles qu'il nous adresse sont "celles de la Vie éternelle". Et pourtant, nous voyons bien que ce monde ne cesse de s'enfoncer dans les ténèbres : les réformes "sociétales", les familles qui se désagrègent, la course à l'argent, la violence…

La tentation est grande de penser et d'agir comme tout le monde. À ce moment-là, nous devenons comme le sel qui perd sa saveur : il ne sert plus à rien. Si nous voulons vivre dans la lumière, il nous faut la mettre bien en évidence "sur le lampadaire" ; il nous faut remettre le Christ et son Évangile au cœur de nos  vies et surtout ne pas le cacher. Si nous le suivons et si nous l'écoutons, nous apprendrons à penser et à agir avec comme lui et avec lui.

Cette lumière que le Seigneur met en nous, nous ne pouvons pas la garder pour nous. Elle nous est donnée pour que nous la transmettions autour de nous. Nous sommes envoyés dans nos maisons, nos quartiers, nos villages, nos lieux de travail. Avec Jésus, nous serons la lampe qui éclaire la société.

"Le peuple qui marchait dans les ténèbres a vu se lever une grande lumière" Isaïe 9,1