jeudi 2 décembre 2021

Vendredi de la 1ère semaine de l'Avent



Les aveugles voient
 




Évangile selon saint Matthieu (9, 27-31)
Jésus était en route; deux aveugles le suivirent, en criant: «Aie pitié de nous, fils de David!» Quand il fut dans la maison, les aveugles l’abordèrent, et Jésus leur dit: «Croyez-vous que je peux faire cela?» Ils répondirent: «Oui, Seigneur.»
Alors il leur toucha les yeux, en disant: «Que tout se fasse pour vous selon votre foi!» Leurs yeux s’ouvrirent, et Jésus leur dit sévèrement: «Attention! Que personne ne le sache!»
Mais, à peine sortis, ils parlèrent de lui dans toute la région.
© AELF

Méditation
Cet Évangile nous plonge dans le temps de l'Avent. Avec la venue de Jésus tout est changé : nous voyons des aveugles qui crient : "Prends pitié de nous, Fils de David" Ce cri c'est aussi celui de la souffrance de très nombreux hommes, femmes et enfants autour de nous et dans le monde. Ce cri est une prière que Dieu entend.

Mais comme à chaque fois, il veut nous aider à faire un pas de plus. La guérison du corps ne suffit pas. Les miracles merveilleux n'intéressent pas Jésus. Ce qu'il désire c'est de nous faire progresser dans une foi plus pure. 

C'est cette confiance qui donne de voir clair. Sans voir encore, les deux aveugles ont cru que Jésus est le Fils de Dieu. Désormais, ils peuvent le voir de leurs yeux. Quels que soient nos manques et nos pauvretés, nous sommes appelés à venir toujours plus près de lui. Une chose est sûre, même si nous "l'attendons", c'est lui, le premier qui nous attend. Il sera toujours là pour nous accueillir.

mercredi 1 décembre 2021

Jeudi de la 1ère semaine de l'Avent


Construire sur le roc
 



Évangile de Jésus-Christ selon saint Matthieu 7,21.24-27.
En ce temps-là, Jésus disait à ses disciples :
« Ce n’est pas en me disant : “Seigneur, Seigneur !” qu’on entrera dans le royaume des Cieux, mais c’est en faisant la volonté de mon Père qui est aux cieux.
Ainsi, celui qui entend les paroles que je dis là et les met en pratique est comparable à un homme prévoyant qui a construit sa maison sur le roc.
La pluie est tombée, les torrents ont dévalé, les vents ont soufflé et se sont abattus sur cette maison ; la maison ne s’est pas écroulée, car elle était fondée sur le roc.
Et celui qui entend de moi ces paroles sans les mettre en pratique est comparable à un homme insensé qui a construit sa maison sur le sable.
La pluie est tombée, les torrents ont dévalé, les vents ont soufflé, ils sont venus battre cette maison ; la maison s’est écroulée, et son écroulement a été complet. » © AELF


Méditation
En ce temps de l'Avent, nous célébrons le Seigneur qui vient. Il vient nous apprendre à construire notre vie sur du solide. Il est lui-même le fondement sur lequel nous pouvons nous appuyer. Pour le moment, notre vie est un vaste chantier. Nous sommes en continuelle construction. Cet évangile voudrait rejoindre ceux qui veulent construire une vie de couple, une famille, une personnalité intérieure, une vie chrétienne.

Sur un chantier, il y a normalement un architecte qui organise des réunions. Les artisans se doivent de tenir compte de ses consignes. Pour nous, chrétiens, c'est Jésus notre chef de chantier. C'est lui que nous sommes invités à écouter. C'est sa Parole que nous devons mettre en pratique. Avec lui, la construction d'une vie, d'un couple, d'une famille, sera vraiment solide. Elle résistera aux tempêtes de la vie. C'est un appel pour chacun de nous à remettre le Christ au centre de notre vie.

"Il ne suffit pas de me dire Seigneur, Seigneur..." Nous vivons dans un monde qui sait faire de grands discours en tous genres. Mais bien souvent, les actes ne suivent pas. Nous constatons un gros décalage entre les belles promesses et la réalité de la vie de tous les jours. Le monde chrétien n'est pas le dernier à tomber dans ce travers. Il y a souvent incohérence entre ce que nous disons et la manière dont nous vivons.

En Dieu, le "dire" et le "faire" ne font qu'un. Il veut qu'il en soit ainsi chez les hommes. Au jour du jugement nous aurons à répondre des actes de notre vie. Nous devrons déposer le bilan de ce que nous aurons fait après avoir écouté la voix de notre conscience. Nous devons veiller à tout faire pour que nos prières ne soient pas de simples paroles. Il faut qu'elles soient source de force et deviennent action, qu'elles nous rendent plus forts pour travailler à l'œuvre du Seigneur.

En ce temps de l'Avent, Nous venons vers toi, Seigneur. Nous te demandons de nous donner force et courage pour aimer comme toi et avec toi. Viens éclairer notre humanité. Viens nous faire comprendre qu'en dehors de toi, on bâtit sur le sable. Donne-nous de construire du solide avec Toi. Amen





mardi 30 novembre 2021

Mercredi de la 1ère semaine de l'Avent


Jésus guérit les infirmes et multiplie les pains





Évangile de Jésus-Christ selon saint Matthieu 15,29-37.

En ce temps-là, Jésus partit de là et arriva près de la mer de Galilée. Il gravit la montagne et là, il s’assit.
De grandes foules s’approchèrent de lui, avec des boiteux, des aveugles, des estropiés, des muets, et beaucoup d’autres encore ; on les déposa à ses pieds et il les guérit.
Alors la foule était dans l’admiration en voyant des muets qui parlaient, des estropiés rétablis, des boiteux qui marchaient, des aveugles qui voyaient ; et ils rendirent gloire au Dieu d’Israël.
Jésus appela ses disciples et leur dit : « Je suis saisi de compassion pour cette foule, car depuis trois jours déjà ils restent auprès de moi, et n’ont rien à manger. Je ne veux pas les renvoyer à jeun, ils pourraient défaillir en chemin. »
Les disciples lui disent : « Où trouverons-nous dans un désert assez de pain pour rassasier une telle foule ? »
Jésus leur demanda : "Combien de pains avez-vous ?" Ils dirent : "Sept, et quelques petits poissons."
Alors il ordonna à la foule de s’asseoir par terre.
Il prit les sept pains et les poissons ; rendant grâce, il les rompit, et il les donnait aux disciples, et les disciples aux foules.
Tous mangèrent et furent rassasiés. On ramassa les morceaux qui restaient : cela faisait sept corbeilles pleines. (c) AELF


 
Méditation

L'Avent c'est l'avènement, c'est Jésus qui vient. Aujourd'hui, il arrive près du lac de Galilée. Cette venue du Christ vient tout bouleverser : la bonne nouvelle est annoncée aux pauvres ; les boiteux, les aveugles, les estropiés, les muets sont guéris ; les affamés sont rassasiés. Le Christ ne se contente pas de parler, il agit, il vient guérir et sauver ceux qui étaient perdus.

Pour accomplir sa mission, le Christ a besoin de la participation des hommes. Il a besoin de gens qui lui amènent tous ceux et celles qui sont en situation de souffrance. Il a besoin qu'on lui apporte les sept pains et les quelques petits poissons. Avec le peu que nous pouvons faire, il accomplit des merveilles ; il nous comble bien au-delà de toutes nos espérances.

Le même Jésus voit notre monde d'aujourd'hui. Il est saisi de compassion par la situation de tous ceux qui sont enfermés dans leur aveuglement, ceux qui sont incapables d'aller vers les autres, ceux qui ne peuvent entendre le cri de la souffrance. Il voit tous ceux et celles qui ont faim de pain mais aussi de reconnaissance et d'amour. Il ne demande qu'à les guérir et les combler de la surabondance de son amour.

Mais pour répondre à leurs besoins, il a besoin du peu que nous pouvons donner. Il compte sur nous. Avec le peu que nous lui apporterons, il peut les combler au-delà de toutes leurs espérances.

O Seigneur, comment reconnaître
Les bienfaits dont tu m’as comblé ?
Chaque jour je célébrerai tes grandeurs, Alléluia !

lundi 29 novembre 2021

Saint André



Pêcheurs d'hommes 


Évangile de Jésus Christ selon saint Matthieu 4, 18-22
En ce temps-là,
    comme Jésus marchait le long de la mer de Galilée,
il vit deux frères,
Simon, appelé Pierre,
et son frère André,
qui jetaient leurs filets dans la mer ;
car c’étaient des pêcheurs.
    Jésus leur dit :
« Venez à ma suite,
et je vous ferai pêcheurs d’hommes. »
    Aussitôt, laissant leurs filets, ils le suivirent.
De là, il avança et il vit deux autres frères,
Jacques, fils de Zébédée,
et son frère Jean,
qui étaient dans la barque avec leur père,
en train de réparer leurs filets.
Il les appela.
    Aussitôt, laissant leur barque et leur père,
ils le suivirent. © AELF




Méditation

L'Évangile de ce jour nous renvoie vers un monde compliqué qui a mauvaise réputation. C'est le cas des territoires de Zabulon et de Nephtali au Nord de la Galilée. Il faut savoir que c'est un lieu de passage proche des régions païennes. Or c'est là, dans ce lieu couvert de honte, que Jésus entreprend sa première évangélisation. Il va jusqu'à choisir ses premiers collaborateurs, ses premiers responsables, parmi les habitants de cette région. S'adressant à Pierre et à André, il leur dit : "Venez à ma suite, je ferai de vous des pêcheurs d'hommes." Il n'appelle pas des champions de la Bible ou de la liturgie mais des gens tout-à-fait ordinaires, des simples pêcheurs.

Il nous appartient d'en tirer les conséquences pour notre foi. La première, c'est que nous sommes tous appelés tels que nous sommes. Le Seigneur n'appelle pas les plus capables mais il les rend capables. Nous avons des témoignages de repris de justice et même des terroristes qui se sont convertis à Jésus Christ et qui témoignent tant qu'ils peuvent de cette rencontre avec lui. Tout l'Évangile nous montre qu'il est venu "chercher et sauver ceux qui étaient perdus".

La bonne nouvelle de l'Évangile est pour tous. Aucun être, aucune situation n'échappe à la proximité et à l'amour de Dieu. C'est pour nous un appel à changer notre regard sur les personnes et sur le monde. Trop souvent, nous avons un regard méfiant ou désabusé. Si nous voulons être disciples et missionnaires, nous devons nous tourner vers le Christ et nous laisser guider par lui. Il nous apprendra à accueillir chacun tel qu'il est, à lui faire confiance et à lui donner toutes ses chances. Nous sommes appelés à être "l'amour du Christ".

En ce jour, nous entendons l'appel du Christ. Il continue à vouloir sauver ceux qui vont à leur perte. Il nous envoie vers ceux qui ne rentrent pas dans nos églises, ceux qui n'appartiennent pas à nos familles spirituelles, ceux qui, apparemment, vivent dans les ténèbres. C'est avec lui que nous deviendrons pêcheurs d'hommes.

dimanche 28 novembre 2021

Lundi de la 1ère semaine de l'Avent




La foi d'un païen
 



Évangile de Jésus-Christ selon saint Matthieu 8, 5-11.
En ce temps-là, comme Jésus était entré à Capharnaüm, un centurion s’approcha de lui et le supplia :
« Seigneur, mon serviteur est couché, à la maison, paralysé, et il souffre terriblement. »
Jésus lui dit : « Je vais aller moi-même le guérir. »
Le centurion reprit : « Seigneur, je ne suis pas digne que tu entres sous mon toit, mais dis seulement une parole et mon serviteur sera guéri.
Moi-même qui suis soumis à une autorité, j’ai des soldats sous mes ordres ; à l’un, je dis : “Va”, et il va ; à un autre : “Viens”, et il vient, et à mon esclave : “Fais ceci”, et il le fait. »
À ces mots, Jésus fut dans l’admiration et dit à ceux qui le suivaient : « Amen, je vous le déclare, chez personne en Israël, je n’ai trouvé une telle foi.
Aussi je vous le dis : Beaucoup viendront de l’orient et de l’occident et prendront place avec Abraham, Isaac et Jacob au festin du royaume des Cieux. » © AELF


Méditation
L'Avent, c'est l'avènement, c'est Jésus qui vient. C'est aussi nous qui venons à lui avec le poids de nos misères. C'est ce qui se passe pour le centurion de Capharnaüm. Ce dernier supplie Jésus de guérir son serviteur atteint de paralysie et couché à la maison. Ce centurion est un chef de l'armée de l'occupation des Romains ; il est étranger à la foi d'Israël.

Mais les étrangers qui n'ont pas encore découvert la foi sont parfois meilleurs que nous. C'est le cas de ce centurion : loin de mépriser son serviteur, il l'aime et il fait une démarche pour lui. Il va même plus loin dans sa démarche : "Seigneur, je ne suis pas digne que tu entres sous mon toit, mais dis seulement une parole et mon serviteur sera guéri."

Nous sommes loin de la prière orgueilleuse de ceux qui cherchent à être vus. Le centurion nous apprend à nous faire tout petits. Cette foi du païen sera partagée par beaucoup d'autres : "Beaucoup viendront de l'Orient et de l'Occident et prendront place avec Abraham, Isaac et Jacob au festin du Royaume." Pour Jésus, il n'y a pas de privilège de race ou de culture. Tous les peuples de partout sont invités et sont en marche.