vendredi 2 décembre 2022

Samedi de la 1ère semaine de l'Avent



Envoyés en mission



Évangile de Jésus-Christ selon saint Matthieu 9,35-38.10,1.5a.6-8.
En ce temps-là, Jésus parcourait toutes les villes et tous les villages, enseignant dans leurs synagogues, proclamant l’Évangile du Royaume et guérissant toute maladie et toute infirmité.
Voyant les foules, Jésus fut saisi de compassion envers elles parce qu’elles étaient désemparées et abattues comme des brebis sans berger.
Il dit alors à ses disciples : « La moisson est abondante, mais les ouvriers sont peu nombreux.
Priez donc le maître de la moisson d’envoyer des ouvriers pour sa moisson. »
Alors Jésus appela ses douze disciples et leur donna le pouvoir d’expulser les esprits impurs et de guérir toute maladie et toute infirmité.
Ces douze, Jésus les envoya en mission avec les instructions suivantes :
« Allez plutôt vers les brebis perdues de la maison d’Israël.
Sur votre route, proclamez que le royaume des Cieux est tout proche. »
Guérissez les malades, ressuscitez les morts, purifiez les lépreux, expulsez les démons. Vous avez reçu gratuitement : donnez gratuitement. » AELF


Méditation
Jésus vient de commencer sa prédication. Il est saisi de pitié par ces foules qui viennent à lui car elles sont comme des brebis sans berger. Il est touché au plus profond de lui-même, dans sa tendresse humaine et divine pour les pauvres et les petits. La situation de tous ces gens lui fait mal au cœur. La mission de ses apôtres va donc s'enraciner dans cette "pitié" du Seigneur pour tous ces gens qui sont là devant lui. Ils seront envoyés pour témoigner de cette tendresse de Dieu pour les petits, les pauvres et les exclus.

Le Christ n'a pas changé. Il voit la détresse matérielle et spirituelle des foules d'aujourd'hui. Si nous sommes un peu attentifs à ce qui se passe autour de nous et dans le monde, nous voyons bien le désarroi et le découragement qui se lisent sur les visages. Comme celles d'autrefois, les foules d'aujourd'hui sont sans vrai berger. Beaucoup sont entre les mains des mercenaires ou de semeurs d'illusions. Nous voyons des enfants et des jeunes sans repère et sans avenir, des adultes sans raison de vivre. Des croyants quittent l'Église parce qu'ils ne s'y sentent pas accueillis ni écoutés. Ils s'en vont parce qu'ils ne trouvent pas de réponse à leurs interrogations ni à leurs besoins spirituels. Avec Jésus, laissons-nous prendre aux entrailles par cette détresse qui nous interpelle.

Face à cette urgence, nous attendrions un projet pastoral avec des mesures pratiques et immédiates. Or voilà que la première mesure que nous propose Jésus c'est de nous mettre en prière : "Priez le Père d'envoyer des ouvriers pour sa moisson." Le Christ lui-même passait de longs moments, parfois des nuits entières à prier le Père, surtout avant de prendre les décisions les plus importantes. Le Royaume de Dieu ne peut advenir sans notre prière. C'est une des principales demandes du "Notre Père" : "Que ton Règne vienne…"

Si Jésus insiste si fortement sur l'importance de la prière c'est parce qu'elle nous met au diapason du cœur de Dieu. Elle n'est pas un refuge pour nous dispenser de nos engagements. Nous ne prions pas pour demander au Seigneur d'envoyer les autres mais pour lui demander de nous aider à entrer dans sa volonté. Nous nous tournons vers lui pour lui demander de nous transformer, de faire de nous des ouvriers passionnés et efficaces pour la mission.

Après ce temps de prière, Jésus choisit les Douze pour leur confier l'annonce de l'évangile. Il leur adresse des recommandations précises : "N'allez pas chez les païens !" C'est trop tôt. Allez d'abord chez le peuple élu. C'est lui qui convertira le monde païen. Le Christ nous envoie auprès de nos frères chrétiens pour qu'ensemble nous soyons ses témoins auprès de ceux qui ne le connaissent pas. L'annonce de l'évangile a besoin de communautés unies, vivantes et engagées. Il continue à appeler des prêtres, des diacres, des religieux et religieuses, des chrétiens généreux qui s'engagent résolument à sa suite.

Demandons au Seigneur  qu'il nous envoie son Esprit pour que nous donnions gratuitement ce que nous avons reçu gratuitement. Qu'il nous apprenne à écouter sa voix et à observer son alliance.


Temps de prière


jeudi 1 décembre 2022

Vendredi de la 1ère semaine de l'Avent



Les aveugles voient
 




Évangile selon saint Matthieu (9, 27-31)
Jésus était en route; deux aveugles le suivirent, en criant: «Aie pitié de nous, fils de David!» Quand il fut dans la maison, les aveugles l’abordèrent, et Jésus leur dit: «Croyez-vous que je peux faire cela?» Ils répondirent: «Oui, Seigneur.»
Alors il leur toucha les yeux, en disant: «Que tout se fasse pour vous selon votre foi!» Leurs yeux s’ouvrirent, et Jésus leur dit sévèrement: «Attention! Que personne ne le sache!»
Mais, à peine sortis, ils parlèrent de lui dans toute la région.
© AELF

Méditation
Cet Évangile nous plonge dans le temps de l'Avent. Avec la venue de Jésus tout est changé : nous voyons des aveugles qui crient : "Prends pitié de nous, Fils de David" Ce cri c'est aussi celui de la souffrance de très nombreux hommes, femmes et enfants autour de nous et dans le monde. Ce cri est une prière que Dieu entend.

Mais comme à chaque fois, il veut nous aider à faire un pas de plus. La guérison du corps ne suffit pas. Les miracles merveilleux n'intéressent pas Jésus. Ce qu'il désire c'est de nous faire progresser dans une foi plus pure. 

C'est cette confiance qui donne de voir clair. Sans voir encore, les deux aveugles ont cru que Jésus est le Fils de Dieu. Désormais, ils peuvent le voir de leurs yeux. Quels que soient nos manques et nos pauvretés, nous sommes appelés à venir toujours plus près de lui. Une chose est sûre, même si nous "l'attendons", c'est lui, le premier qui nous attend. Il sera toujours là pour nous accueillir.

mercredi 30 novembre 2022

Jeudi de la 1ère semaine de l'Avent


Construire sur le roc
 



Évangile de Jésus-Christ selon saint Matthieu 7,21.24-27.
En ce temps-là, Jésus disait à ses disciples :
« Ce n’est pas en me disant : “Seigneur, Seigneur !” qu’on entrera dans le royaume des Cieux, mais c’est en faisant la volonté de mon Père qui est aux cieux.
Ainsi, celui qui entend les paroles que je dis là et les met en pratique est comparable à un homme prévoyant qui a construit sa maison sur le roc.
La pluie est tombée, les torrents ont dévalé, les vents ont soufflé et se sont abattus sur cette maison ; la maison ne s’est pas écroulée, car elle était fondée sur le roc.
Et celui qui entend de moi ces paroles sans les mettre en pratique est comparable à un homme insensé qui a construit sa maison sur le sable.
La pluie est tombée, les torrents ont dévalé, les vents ont soufflé, ils sont venus battre cette maison ; la maison s’est écroulée, et son écroulement a été complet. » © AELF


Méditation
En ce temps de l'Avent, nous célébrons le Seigneur qui vient. Il vient nous apprendre à construire notre vie sur du solide. Il est lui-même le fondement sur lequel nous pouvons nous appuyer. Pour le moment, notre vie est un vaste chantier. Nous sommes en continuelle construction. Cet évangile voudrait rejoindre ceux qui veulent construire une vie de couple, une famille, une personnalité intérieure, une vie chrétienne.

Sur un chantier, il y a normalement un architecte qui organise des réunions. Les artisans se doivent de tenir compte de ses consignes. Pour nous, chrétiens, c'est Jésus notre chef de chantier. C'est lui que nous sommes invités à écouter. C'est sa Parole que nous devons mettre en pratique. Avec lui, la construction d'une vie, d'un couple, d'une famille, sera vraiment solide. Elle résistera aux tempêtes de la vie. C'est un appel pour chacun de nous à remettre le Christ au centre de notre vie.

"Il ne suffit pas de me dire Seigneur, Seigneur..." Nous vivons dans un monde qui sait faire de grands discours en tous genres. Mais bien souvent, les actes ne suivent pas. Nous constatons un gros décalage entre les belles promesses et la réalité de la vie de tous les jours. Le monde chrétien n'est pas le dernier à tomber dans ce travers. Il y a souvent incohérence entre ce que nous disons et la manière dont nous vivons.

En Dieu, le "dire" et le "faire" ne font qu'un. Il veut qu'il en soit ainsi chez les hommes. Au jour du jugement nous aurons à répondre des actes de notre vie. Nous devrons déposer le bilan de ce que nous aurons fait après avoir écouté la voix de notre conscience. Nous devons veiller à tout faire pour que nos prières ne soient pas de simples paroles. Il faut qu'elles soient source de force et deviennent action, qu'elles nous rendent plus forts pour travailler à l'œuvre du Seigneur.

En ce temps de l'Avent, Nous venons vers toi, Seigneur. Nous te demandons de nous donner force et courage pour aimer comme toi et avec toi. Viens éclairer notre humanité. Viens nous faire comprendre qu'en dehors de toi, on bâtit sur le sable. Donne-nous de construire du solide avec Toi. Amen





mardi 29 novembre 2022

Saint André



Pêcheurs d'hommes 


Évangile de Jésus Christ selon saint Matthieu 4, 18-22
En ce temps-là,
    comme Jésus marchait le long de la mer de Galilée,
il vit deux frères,
Simon, appelé Pierre,
et son frère André,
qui jetaient leurs filets dans la mer ;
car c’étaient des pêcheurs.
    Jésus leur dit :
« Venez à ma suite,
et je vous ferai pêcheurs d’hommes. »
    Aussitôt, laissant leurs filets, ils le suivirent.
De là, il avança et il vit deux autres frères,
Jacques, fils de Zébédée,
et son frère Jean,
qui étaient dans la barque avec leur père,
en train de réparer leurs filets.
Il les appela.
    Aussitôt, laissant leur barque et leur père,
ils le suivirent. © AELF




Méditation

L'Évangile de ce jour nous renvoie vers un monde compliqué qui a mauvaise réputation. C'est le cas des territoires de Zabulon et de Nephtali au Nord de la Galilée. Il faut savoir que c'est un lieu de passage proche des régions païennes. Or c'est là, dans ce lieu couvert de honte, que Jésus entreprend sa première évangélisation. Il va jusqu'à choisir ses premiers collaborateurs, ses premiers responsables, parmi les habitants de cette région. S'adressant à Pierre et à André, il leur dit : "Venez à ma suite, je ferai de vous des pêcheurs d'hommes." Il n'appelle pas des champions de la Bible ou de la liturgie mais des gens tout-à-fait ordinaires, des simples pêcheurs.

Il nous appartient d'en tirer les conséquences pour notre foi. La première, c'est que nous sommes tous appelés tels que nous sommes. Le Seigneur n'appelle pas les plus capables mais il les rend capables. Nous avons des témoignages de repris de justice et même des terroristes qui se sont convertis à Jésus Christ et qui témoignent tant qu'ils peuvent de cette rencontre avec lui. Tout l'Évangile nous montre qu'il est venu "chercher et sauver ceux qui étaient perdus".

La bonne nouvelle de l'Évangile est pour tous. Aucun être, aucune situation n'échappe à la proximité et à l'amour de Dieu. C'est pour nous un appel à changer notre regard sur les personnes et sur le monde. Trop souvent, nous avons un regard méfiant ou désabusé. Si nous voulons être disciples et missionnaires, nous devons nous tourner vers le Christ et nous laisser guider par lui. Il nous apprendra à accueillir chacun tel qu'il est, à lui faire confiance et à lui donner toutes ses chances. Nous sommes appelés à être "l'amour du Christ".

En ce jour, nous entendons l'appel du Christ. Il continue à vouloir sauver ceux qui vont à leur perte. Il nous envoie vers ceux qui ne rentrent pas dans nos églises, ceux qui n'appartiennent pas à nos familles spirituelles, ceux qui, apparemment, vivent dans les ténèbres. C'est avec lui que nous deviendrons pêcheurs d'hommes.

lundi 28 novembre 2022

Mardi de la 1ère semaine de l'Avent



Jésus exulta de joie



Évangile de Jésus-Christ selon saint Luc 10, 21-24.
À l’heure même, Jésus exulta de joie sous l’action de l’Esprit Saint, et il dit : « Père, Seigneur du ciel et de la terre, je proclame ta louange : ce que tu as caché aux sages et aux savants, tu l’as révélé aux tout-petits. Oui, Père, tu l’as voulu ainsi dans ta bienveillance.
Tout m’a été remis par mon Père. Personne ne connaît qui est le Fils, sinon le Père ; et personne ne connaît qui est le Père, sinon le Fils et celui à qui le Fils veut le révéler. »
Puis il se tourna vers ses disciples et leur dit en particulier : « Heureux les yeux qui voient ce que vous voyez !
Car, je vous le déclare : beaucoup de prophètes et de rois ont voulu voir ce que vous-mêmes voyez, et ne l’ont pas vu, entendre ce que vous entendez, et ne l’ont pas entendu. » © AELF

Méditation
"Jésus exulte de joie sous l'action de l'Esprit Saint". Cela s'est passé devant les disciples qui viennent de lui faire part de leur enthousiasme au retour d'une mission apostolique. L'Évangile de ce jour nous montre Jésus heureux et rayonnant. Il rend grâce au Père pour toutes ces merveilles.

"Ce que tu as caché aux sages et aux savants, tu l'as révélé aux tout-petits. Ne nous y trompons pas : Dieu n'a rien caché à personne. La bonne nouvelle de l'Évangile est pour tous. Mais les grands de ce monde ont été incapables de l'accueillir. Ils sont trop imbus d'eux-mêmes et de leur supériorité. Seuls les petits, ceux que le monde méprise, l'ont accueilli.

"Heureux les yeux qui voient ce que vous voyez…" Quel rapport avec l'Avent ? La réponse est dans ce mot "Avent" (avènement). Les prophètes et les rois de l'Ancien Testament n'ont pas eu cette chance. Avec l'avènement de Jésus, tout est changé. La bonne nouvelle est annoncée aux petits, aux pauvres, aux exclus. C'est un monde nouveau qui naît. Alors oui, nous pouvons nous unir à l'action de grâce de Jésus.