dimanche 2 septembre 2018

Lundi de la 22ème semaine du Temps ordinaire / 3 Septembre 2018



 La bonne nouvelle annoncée à tous
 




Évangile de Jésus Christ selon saint Luc (4, 16-30)

Jésus vint à Nazareth, où il avait grandi. Comme il en avait l’habitude, il entra dans la synagogue le jour du sabbat, et il se leva pour faire la lecture. On lui présenta le livre du prophète Isaïe.
Il ouvrit le livre et trouva le passage où il est écrit: L’Esprit du Seigneur est sur moi parce que le Seigneur m’a consacré par l’onction. Il m’a envoyé porter la Bonne Nouvelle aux pauvres, annoncer aux prisonniers qu’ils sont libres, et aux aveugles qu’ils verront la lumière, apporter aux opprimés la libération, annoncer une année de bienfaits accordée par le Seigneur.
Jésus referma le livre, le rendit au servant et s’assit. Tous, dans la synagogue, avaient les yeux fixés sur lui. Alors il se mit à leur dire: «Cette parole de l’Écriture, que vous venez d’entendre, c’est aujourd’hui qu’elle s’accomplit.»
Tous lui rendaient témoignage; et ils s’étonnaient du message de grâce qui sortait de sa bouche. Ils se demandaient: «N’est-ce pas là le fils de Joseph?» Mais il leur dit: «Sûrement vous allez me citer le dicton: “Médecin, guéris-toi toi-même. Nous avons appris tout ce qui s’est passé à Capharnaüm: fais donc de même ici dans ton pays!”»
Puis il ajouta: «Amen, je vous le dis: aucun prophète n’est bien accueilli dans son pays. En toute vérité, je vous le déclare: Au temps du prophète Élie, lorsque la sécheresse et la famine ont sévi pendant trois ans et demi, il y avait beaucoup de veuves en Israël; pourtant Élie n’a été envoyé vers aucune d’entre elles, mais bien à une veuve étrangère, de la ville de Sarepta, dans le pays de Sidon. Au temps du prophète Élisée, il y avait beaucoup de lépreux en Israël; pourtant aucun d’eux n’a été purifié, mais bien Naaman, un Syrien.»
À ces mots, dans la synagogue, tous devinrent furieux. Ils se levèrent, poussèrent Jésus hors de la ville, et le menèrent jusqu’à un escarpement de la colline où la ville est construite, pour le précipiter en bas. Mais lui, passant au milieu d’eux, allait son chemin.


©AELF

Méditation

L'Évangile nous révèle celui qui se présente à nous comme l'Envoyé de Dieu. Jésus se trouve à la synagogue de Nazareth, le village où il a passé son enfance. Il cite l'annonce qui a été faite par le prophète Isaïe. "L'Esprit du Seigneur est sur moi… Il m'a envoyé porter la Bonne Nouvelle…" Après avoir lu ce texte Jésus conclut : "Aujourd'hui s'accomplit ce passage de l’Écriture que vous venez d'entendre".  Cela signifie qu'il se déclare comme le Messie envoyé par Dieu ; nous imaginons la surprise des gens de son village : pour eux, il n'est que le fils du charpentier.

Comprenons bien : ce n'est pas l'annonce de l'Évangile aux pauvres qui pose problème. Ce que Jésus voudrait leur faire comprendre c'est qu'il est envoyé par un Dieu qui n'est le bien de personne. Il n'accepte pas de se laisser annexer par des gens de son village. Il se justifie en rappelant les événements racontés par l'Ancien Testament : la veuve de Sarepta et Naaman le Syrien étaient des païens. Ils ont su accueillir la grâce de Dieu mieux que les gens de son peuple. Le vrai Dieu n'est pas celui de quelques-uns mais de tous. Il aime les païens, les incroyants, les pécheurs, les ingrats. Nous ne pouvons pas être en communion avec lui si nous n'entrons pas dans son projet d'amour universel.

En méditant cet Évangile, nous découvrons que la parole de Dieu manifeste sa puissance d'une manière inouïe. C'est sur lui, Jésus, que repose l'Esprit du Seigneur. Il est celui qui fait accéder les opprimés à la liberté, celui qui rend la vue aux aveugles. Il ne se contente pas d'interpréter les textes sacrés. Il est la Parole de Dieu en personne.

Nous sommes donc invités à prendre position POUR le Seigneur. Ses paroles peuvent nous dérouter. Elles peuvent aller à contre-courant de l'esprit du monde. Mais elles sont les paroles de la Vie éternelle. Nous sommes tous envoyés pour en être les messagers. C'est une aventure passionnante, pleine de risques ; mais nous ne sommes pas seuls : l'Esprit du Seigneur repose sur nous. C'est avec lui que la bonne nouvelle portera du fruit.