lundi 6 août 2018

Mardi de la 8ème semaine du Temps ordinaire (7 aout 2018)




 


"Jésus vint vers eux en marchant sur la mer"






Évangile de saint Matthieu 14, 22-36
Jésus avait nourri la foule dans le désert.
    Aussitôt il obligea les disciples à monter dans la barque
et à le précéder sur l’autre rive,
pendant qu’il renverrait les foules.
    Quand il les eut renvoyées,
il gravit la montagne, à l’écart, pour prier.
Le soir venu, il était là, seul.
    La barque était déjà à une bonne distance de la terre,
elle était battue par les vagues,
car le vent était contraire.
    Vers la fin de la nuit, Jésus vint vers eux
en marchant sur la mer.
    En le voyant marcher sur la mer,
les disciples furent bouleversés.
Ils dirent :
« C’est un fantôme. »
Pris de peur, ils se mirent à crier.
    Mais aussitôt Jésus leur parla :
« Confiance ! c’est moi ; n’ayez plus peur ! »
    Pierre prit alors la parole :
« Seigneur, si c’est bien toi,
ordonne-moi de venir vers toi sur les eaux. »
    Jésus lui dit :
« Viens ! »
Pierre descendit de la barque
et marcha sur les eaux pour aller vers Jésus.
    Mais, voyant la force du vent, il eut peur
et, comme il commençait à enfoncer, il cria :
« Seigneur, sauve-moi ! »
    Aussitôt, Jésus étendit la main, le saisit
et lui dit :
« Homme de peu de foi,
pourquoi as-tu douté ? »
    Et quand ils furent montés dans la barque,
le vent tomba.
    Alors ceux qui étaient dans la barque
se prosternèrent devant lui, et ils lui dirent :
« Vraiment, tu es le Fils de Dieu ! »

    Après la traversée, ils abordèrent à Génésareth.
    Les gens de cet endroit reconnurent Jésus ;
ils firent avertir toute la région,
et on lui amena tous les malades.
    Ils le suppliaient de leur laisser seulement
toucher la frange de son manteau,
et tous ceux qui le faisaient furent sauvés.




Méditation

Cette barque ballottée par la tempête, c'est l'Église. Dans le monde de la Bible, la mer c'est le repère des puissances du mal. Jésus qui marche sur la mer montre à tous que le mal n'a pas de prise sur lui. Il en est le grand vainqueur. Cette victoire sur la mort et le péché sera mise en évidence lors de la résurrection du Christ. S'adressant aux premiers chrétiens, l'évangile les rejoint dans les tempêtes qu'ils doivent affronter. Matthieu leur rappelle que même si le Christ n'est plus visible, il est toujours là. Comme autrefois, il continue à leur dire : "Confiance, c'est moi, n'ayez pas peur."



Le message de cet évangile est aussi un appel à l'espérance pour les chrétiens d'aujourd'hui. Tout au long des siècles, la barque de Pierre (l'Église) a été ballottée par des tempêtes. Et c'est encore ce qui se passe aujourd'hui. Dans plusieurs pays, la vie des chrétiens est menacée. Beaucoup sont mis à mort. On parle de "christianophobie". Celle-ci peut être violente ou tout simplement sournoise. Les chrétiens doivent affronter la persécution, l'indifférence, l'incroyance, la "mal croyance", les moqueries. Quand les médias nous parlent de l'Église et de ses fêtes religieuses, ils ne sont pas toujours très objectifs.   



Mais le Seigneur est là, bien présent. Il marche sur les eaux. Autrement dit, le mal n'a pas de prise sur lui. Il n'aura pas le dernier mot. Le Seigneur nous tend la main pour que nous puissions avancer. Nous sommes invités nous aussi à tendre la nôtre vers les autres. À travers ce geste de solidarité, c'est lui qui agit pour donner le salut au monde. Il suffit d'un sourire, d'une présence, d'un geste d'accueil. Beaucoup souffrent de la solitude et de l'exclusion. À travers nous, c'est le Christ qui veut les rejoindre pour les aider à retrouver l'espérance.       



En ce jour, nous te prions, Dieu notre Père : prends chacun de nous par la main. Que ton Esprit de paix nous habite. Qu'il vienne nous aider à vaincre nos peurs. Et nous marcherons d'un pas assuré sur les traces de ton Fils notre Seigneur. Amen