lundi 30 juillet 2018

Mardi de la 17ème semaine du Temps ordinaire (31 juillet)





La parabole du bon grain et de l'ivraie







Évangile



Évangile de Jésus Christ selon saint Matthieu 13, 36-43

En ce temps-là,
    laissant les foules, Jésus vint à la maison.
Ses disciples s’approchèrent et lui dirent :
« Explique-nous clairement
la parabole de l’ivraie dans le champ. »
    Il leur répondit :
« Celui qui sème le bon grain, c’est le Fils de l’homme ;
    le champ, c’est le monde ;
le bon grain, ce sont les fils du Royaume ;
l’ivraie, ce sont les fils du Mauvais.
    L’ennemi qui l’a semée, c’est le diable ;
la moisson, c’est la fin du monde ;
les moissonneurs, ce sont les anges.
    De même que l’on enlève l’ivraie
pour la jeter au feu,
ainsi en sera-t-il à la fin du monde.
    Le Fils de l’homme enverra ses anges,
et ils enlèveront de son Royaume
toutes les causes de chute
et ceux qui font le mal ;
    ils les jetteront dans la fournaise :
là, il y aura des pleurs et des grincements de dents.
    Alors les justes resplendiront comme le soleil
dans le royaume de leur Père.

Celui qui a des oreilles,
qu’il entende ! » © AELF



Méditation

À travers cette parabole du bon grain et de l'ivraie, Jésus nous donne un enseignement double :



Il nous dit d'abord que le mal qui existe dans le monde ne vient pas de Dieu mais de son ennemi, le démon. Nous observons que ce dernier va semer l'ivraie (la zizanie) la nuit, dans l'obscurité, dans la confusion. Il va là où il n'y a pas de lumière et il sème le mal au milieu du bien. Nous ne pouvons pas les séparer nettement, mais Dieu, à la fin, pourra le faire.



2ème enseignement  :  D'un  côté,  nous  voyons l'impatience  des  serviteurs qui voudraient  faire  le  tri.  Mais Dieu reste  patient.  Il  ne nous appartient  pas  de  juger, de classer, de faire le tri entre les bons et les méchants. Ce serait vouloir prendre la place de Dieu. Qui sommes-nous pour juger les autres ?



Bien sûr, le mal n'aura pas le premier ni le dernier mot. L'Évangile nous appelle à nous convertir et à croire à la bonne nouvelle. Le cœur méchant avec ses nombreux péchés peut devenir du bon grain. Face à l'ivraie présente dans le monde, nous sommes invités à imiter la patience de Dieu. Nous avons la ferme espérance que le bien triomphera. Un jour, le mal sera éliminé. La miséricorde dont nous avons fait preuve envers les autres sera aussi utilisée pour nous.