lundi 27 novembre 2017

Mardi de la 34ème dimanche du Temps ordinaire



28 novembre 2017

Ne vous laissez pas égarer


Évangile de Jésus-Christ selon saint Luc 21,5-11.
En ce temps-là, comme certains parlaient du Temple, des belles pierres et des ex-voto qui le décoraient, Jésus leur déclara :
« Ce que vous contemplez, des jours viendront où il n’en restera pas pierre sur pierre : tout sera détruit. »
Ils lui demandèrent : « Maître, quand cela arrivera-t-il ? Et quel sera le signe que cela est sur le point d’arriver ? »
Jésus répondit : « Prenez garde de ne pas vous laisser égarer, car beaucoup viendront sous mon nom, et diront : “C’est moi”, ou encore : “Le moment est tout proche.” Ne marchez pas derrière eux !
Quand vous entendrez parler de guerres et de désordres, ne soyez pas terrifiés : il faut que cela arrive d’abord, mais ce ne sera pas aussitôt la fin. »
Alors Jésus ajouta : « On se dressera nation contre nation, royaume contre royaume.
Il y aura de grands tremblements de terre et, en divers lieux, des famines et des épidémies ; des phénomènes effrayants surviendront, et de grands signes venus du ciel. »

© AELF



Commentaire

L’évangile de ce jour nous parle de la destruction du temple, de guerres et de soulèvements. Ailleurs dans la Bible, nous trouvons des récits sur le déluge, l’esclavage en Égypte, l’exil à Babylone et des persécutions contre les croyants. Actuellement, les médias ne sont pas plus optimistes : tous les jours, il y est question de prises d’otages, de menaces terroristes, de réchauffement de la planète et de catastrophes en tous genre. Les sectes et les gourous en profitent pour réveiller cette peur du futur qui sommeille en nous. Ils profitent de la crédulité et de la faiblesse des gens pour les dominer et les entraîner vers des voies sans issue.

Mais le vrai Dieu ne se laisse pas enfermer dans cette image que certains se font de lui. Dans l’évangile de ce jour, le Christ nous recommande de ne pas nous laisser égarer par les prophètes de malheur et de ne pas marcher derrière eux. Ces gens qui prétendent parler au nom de Jésus ne représentent qu’eux-mêmes. Si nous voulons reconnaître le Christ ressuscité, il ne faut pas le chercher dans ce qui affole ni dans ce qui dramatise l’histoire. Nous le reconnaîtrons dans la paix qu’il nous donne au milieu des épreuves. Quand tout va mal, il est celui qui nous donne le courage de vivre et de travailler à un monde plus juste et plus fraternel.

L'important c'est de nous rappeler que l'évangile est une bonne nouvelle, un message d'espérance pour tous les blessés de la vie. Il a été écrit pour des communautés de chrétiens qui avaient à subir la persécution et la violence. Saint Luc leur rappelle les consignes de Jésus : Ne vous effrayez pas ! N’ayez pas peur ! Le mal n'aura pas le dernier mot. C'est vrai pour notre monde d'aujourd'hui. Nous n'avons pas à nous inquiéter des turbulences de notre monde. Le Christ lui-même nous a donné l'exemple : dans les guerres et les troubles qui se succédaient en Palestine, il a fait preuve d'une confiance et d'une liberté surprenantes. Cela l'a conduit jusqu'à la mort sur une croix. Ses adversaires croyaient en avoir fini avec lui. Mais en ressuscitant d'entre les morts, il est vivant pour toujours. Il est avec nous tous les jours jusqu'à la fin du monde. Rien ni personne ne pourra nous séparer de son amour.

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